Un adolescent dans la tourmente

Ensuite, il y a la mise en scène tout à fait remarquable, fruit d’une collaboration parfaite entre le cinéaste et Mátyás Erdély, son chef opérateur. En alternant le gros plan – qui capture la moindre expression des personnages – et des plans larges, il montre comment les personnes sont embarquées dans le souffle de l’Histoire. En prime, par le truchement d’optiques modifiées, de chimie impactant le négatif après exposition, et de pellicules différentes selon que l’on se trouve en 1949 ou en 1957, László Nemes joue plus sur la suggestion que sur un pur naturalisme. Par l’usage fréquent d’un horizon barré, par des buissons, des fenêtres… il fait ressentir comment Andor vit comme un prisonnier même si sa vie ne connaît pas les barreaux. L’ensemble étant riche de bien des clins d’œil au cinéma, notamment dans la séquence de la fête foraine, un classique du genre, même si là, les attractions ne sont pas encore totalement réglées.

Une œuvre aussi forte sur la plan des relations familiales, les violences faites aux femmes que sur l’évocation de ces années de répression. dans les pays de l’Est.’

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