Ainsi, l’essentiel du film évoque le retentissement de ce cambriolage banal sur la vie mélancolique de J.B Money et de sa petite famille.
Il faut aimer les films qui prennent leur temps pour embarquer sans barguigner dans ce récit qui prend son temps, se joue des petits détails en apparence insignifiant de l’existence, tout en décrivant la société américaine dans son cours banal, même si en toile de fond on mesure la crise sociale que traverse le pays en plein conflit du Vietnam.
On ne peut aussi que saluer la composition de Josh O-Connor, acteur britannique en pleine ascension qui incarne avec finesse cet homme mélancolique et taiseux dans ce film qui joue aussi, visuellement, sur des couleurs en demi-teinte avec une forte dominante des tons marron, ce qui crée une indéniable atmosphère un brin surannée.
