Un père en quête de renouveau

CINÉMA : MERCREDI 4 FÉVRIER 2026

THE MASTERMIND, de Kelly Reichardt – 1h50

Drame avec Josh O’Connor, Alana Haim, John Magaro

Score : 3/5

Le scénario

Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.

Mon avis –

Quand Kelly Reichardt s’empare d’un genre, c’est pour le détourner et son nouvel opus ne déroge pas à la règle où l’on suit les errances de ce bon père de famille qui cherche à rebondir et joue les voleurs du dimanche dans une galerie d’art. Comme pour les colons de First Cow, J.B Money est un père perdu dans son quotidien et qui tente d’aller de l’avant dans cette banlieue impersonnelle de la ville de Nouvelle-Angleterre où il réside.

En prime, il est entouré d’une série de personnages contrastés : que ce soit ce père, un juge respecté de la ville, une mère très généreuse ou encore la bande de pieds nickelés qui l’entoure. Fan de Melville et des romans durs de Simenon – « dans lesquels l’intrigue a toujours une issue funeste » – Kelly Reichardt se joue des codes du polar pour éliminer dans la première partie le cambriolage afin de consacrer le plus clair de l’intrigue à ses conséquences et aux errances de cet anti-héros.

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