Porté par la belle musique originale du pianiste Harry Hunt, ce portrait d’une famille qui se sépare ne manque ni de tendresse ni de chaleur humaine et Hlynur Pálmason décrit les petites choses du quotidien, les relations familiales qui se tissent…
Si certains moments peuvent moins nous parler – le rapport avec la nature si sauvage d’Islande par exemple – cette chronique intime n’est pas dénuée de finesse psychologique dans l’approche des personnages, notamment dans la description de la mère qui gère avec force les soucis du quotidien. Un récit capté de manière très réaliste, même si le cinéaste sait, à certains moments, un injecter une dose d’onirisme comme dans la séquence d’ouverture avec le toit progressivement soulevé de la maison et apportant d’emblée une touche de mystère…
Après Godland, un film d’époque où l’atmosphère était déjà singulière, Hlynur Pálmason change ici complètement de direction en évoquant ce climat instable de la fin d’une histoire d’amour. « On ne connaît l’amour que par son absence« , note, justement, le cinéaste. Avec, au cœur de l’histoire, la personnalité forte de cette mère de trois enfants, Anna, qui doit affronter la séparation tout en travaillant, sans baisser la garde, à son œuvre artistique et à sa reconnaissance.
Avec sa petite musique de l’intime, ce nouveau film fait habilement réfléchir à ces petits riens qui construisent nos vies.
