Seule sur la banquise

Une des bonnes idées du film, c’est de mettre aussi au cœur du jeu une fratrie que tout, sur le papier oppose car les frangins de Coline n’ont jamais vraiment bougé de leur Jura natal. Philippe Katerine est le frère idéal de Coline avec son côté protecteur, mais qui semble déconnecté du réel. La séquence de marche sur une corniche étroite dans la montagne lui permet de signer un numéro de Pierrot perdu dans les rochers et qui est d’une vraie drôlerie. Quant à Bastien Bouillon, handicapé par des soucis d’audition et qui parle peu, il campe un petit (grand) frère qui apporte un côté fantasque dans ce clan qui se retrouve.

Si cette histoire de fuite permanente de Coline n’est pas toujours vraisemblable – la séquence où deux Inuits la récupèrent inanimée sur la glace par exemple est tout sauf réaliste- il se dégage de cette comédie douce-amère une originalité certaine.

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