Perdu en Afrique de l’Ouest…

Ayant écrit le scénario avec neuf collaborateurs, Pedro Pinho réussit à construire un film choral qui permet d’offrir des regards différents sur le quotidien de ce pays d’Afrique de l’Ouest, ce qui donne un côté de récit éclaté à son histoire avec, en son centre, la figure de Sergio, mais ce qui permet aussi d’exprimer la complexité des personnages qui l’entourent.

Récit dense, récit porté par le jeu des comédiens – Cleo Diára, a remporté le Prix de la meilleure actrice dans la sélection Un certain regard au dernier Festival de Cannes – Le Rire et le Couteau est une plongée inattendue dans le quotidien africain. Pour autant, le film n’évite ni certaines redites, ni une séquence un peu pesante de relation sexuelle à trois qui n’apporte pas grand-chose dans l’économie du récit. Alors que la question du devenir queer dans cette région d’Afrique avait été traitée jusque là avec pas mal de subtilités. Et comme le film dure plus de trois heures, certains longueurs se font plus nettement sentir, malgré la qualité de l’opus, notamment dans la dernière partie.

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