Foi de notaire !

Le plus réussi dans l’histoire est le séjour dans la retraite de Paray-le-Monial (Saône-et-Loire), où l’équipe a tourné en immersion pendant une session d’été réunissant des jeunes chrétiens. Ce qui confère au moment une vrai réalisme, dégage une certaine énergie collective, sans pour autant atteindre la causticité à laquelle on aurait pu s’attendre dans un tel univers de codes. Pour autant, le moment où Réginald entonne sur trois accords maladroits de guitare ; « Elle descend de la montagne… » est drôle.

Si le film connaît des baisses de régime, notamment dans la dernière partie où l’on sent venir la nouvelle histoire amoureuse, il propose quelques moments divertissants, ainsi le repas avec la belle famille qui finit, l’ébriété de Réginald n’arrangeant rien, par une explication en grand format.

Sans être bouleversante d’originalité, cette comédie tient ses promesses et mélange des générations de comédiens avec la génération montante, que ce soit Jean-Baptiste Lafargue, en peintre un peu barré, ou Romane de Stabenrath, incarnant la jeune femme qui veut suivre ses élans amoureux tout en suivant les préceptes religieux. Vaste programme…

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