Une petite fille qui croque la vie

Par ailleurs, le film évoque en filigrane le conflit mondial avec la présence de soldats, les directives lancées à la population de porter des tenues correctes… Une manière pour le réalisateur d’évoquer aussi de manière détournée la violence moderne, et des moments qui l’ont marqué, notamment le bombardement aux armes chimiques pendant la guerre civile en Syrie et qui a coûté la vie à de nombreux enfants. Sans oublier une attaque au couteau contre un établissement pour personnes handicapées à Sagamihara, au Japon.

Plastiquement, il se dégage une vraie poésie de ce film d’animation à l’atmosphère parfois naïve. Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre a reçu le – mérité – prix Paul Grimault lors du Festival du film d’animation d’Annecy, en juin dernier. Un film qui peut toucher aussi bien les enfants que les adultes par la densité de son histoire en forme d’hymne à la vie, malgré les chaos qui gronde, et sa beauté formelle.

Laisser un commentaire