Une comédie qui a du mordant

L’occasion lui est alors donnée dans cette histoire de donner vie à une série de personnages décalés, qui sortent du comportement ordinaire. Elle, d’abord, en avocate des causes perdues et qui a bien du mal à rentabiliser son job. François Damiens ensuite, qui campe avec jubilation Dairuch, le maître de Cosmos qui, paumé et malvoyant, a besoin de cet animal agressif pour survivre. On pourrait encore parler de la bonne portugaise, jouée par Anabela Moreira, qui choisit de garder les cicatrices de la morsure aux visages, refusant ainsi de « rentrer dans la norme« .

Si tout n’est ciselé dans ce premier film -dont le scénario a été inspiré par un vrai fait-divers- s’il y a certaines redites, il s’en dégage une vraie originalité et un ton. Derrière la situation absurde, la réalisatrice-comédienne peut ainsi questionner une société corsetée dans ses habitudes et signer une comédie qui est aussi un appel à un monde plus tolérant.

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