Jouant sur le contraste entre le réalisme des scènes de vol, l’agencement parfait de la vaste demeure d’architecte donnant sur la mer Méditerranée, et les séquences de rêve, voire de cauchemars, Yann Gozlan parvient à exprimer tous les tourments intérieurs vécus par ses personnages. Des troubles renforcés pour Estelle par les troubles du sommeil, souvent évoqués et présents dans la vie des pilotes.
Si le film n’évite pas certaines longueurs – notamment dans les parties oniriques- si certains passages sont répétitifs, le duo formé par Diane Kruger – véritable héroïne hitchcokienne dans cette histoire, et Mathieu Kassovitz fonctionne parfaitement et apporte une crédibilité certaine à ce thriller oppressant
