Accro aux jeux

Henri Richet-Picard joue avec conviction ce jeune homme dévoré par son addiction. De fait, il n’a pas, de prime abord, le profil d’un être dévoré par cette passion qui le ruine. C’est un menteur qui est d’autant plus crédible qu’il exprime une certaine candeur, voire une certaine naïveté.

Tourné comme un film d’époque – l’histoire se déroule en 1998 – le film a donné envie au réalisateur de se servir de son propre passé. Pour l’appartement de Marie-Lou dans les flashbacks, il a ainsi utilisé son appartement en 97-98. Et une de ses qualités, c’est d’évoquer aussi l’univers des cuisines avec ses jalousies, ses tensions, l’alcool qui apaise…

Le film aurait sans doute gagné à être un peu plus resserré, pour éviter certaines redites, et à moins se perdre dans des chemins de traverse pas toujours bien exploités. Pour autant, il restitue bien la psychologie d’un joueur compulsif. Un film où l’on retrouve un des traits du roman original où figurent 400 citations de chansons. De son côté, Francis Leclerc a, lui, fait son choix dans un stock de références métal. Il souligne : « Ça a été toute une aventure pour aller chercher les droits de 25 chansons. Le métal c’est le reflet du roman, mais aussi de ce que moi j’aimais à Montréal en 2002. » Avis aux amateurs !

Laisser un commentaire