Une plongée dans la sexualité féminine

Pour autant Règle 34, malgré des qualités réelles de mise en scène, ne parvient pas à décoller et plusieurs séquences sombrent dans le voyeurisme. Était-il besoin de s’attarder autant sur les scènes sadomasochistes, le choix d’un lieu pour nous faire partager les émotions, les interrogations de Simone ? Ou de capter si longtemps une scène d’amour à trois ? Comme s’il fallait une dose de voyeurisme pour faire passer un « message » alors que le séquences diurnes, nettement plus sobres, présente le visage de l’étudiante en droit impliqué et engagé. Certains diront que la force du film vient de ce contraste entre le jour et la nuit. Ils provoquent aussi un sentiment de lourdeur, alors qu’il y a des pistes intéressantes comme celle de la salle de sport de combat.

On retrouve les mêmes réticences qu’avec Jeune et Jolie de François Ozon en 2013 avec ce récit qui n’en finit plus de durer, se répète et, finalement, devient ennuyeux. Un exercice de style qui apparaît finalement, presque gratuit.

Laisser un commentaire