Delon, impérial chez Losey

De manière implicite, Jospeh Losey semble dire que ne pas s’engager est un réflexe bien illusoire quand les temps sont troublés. Restituant l’air lourd et irrespirable du Paris sous la botte des nazis – la photographie magnifique est signée d’un familier de Losey, Gerry Fisher – , le cinéaste signe un suspense glacé et métaphysique à travers le destin trouble de ce personnage. Il décrit aussi sur la durée la manière dont fut organisé un État policier si à l’écoute des occupants allemands. Un film d’une rare puissance !

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