La description de ces ravages climatiques se double d’un portrait de femmes qui sont debout et affrontent l’adversité avec un courage certain. On ne peut qu’être surpris par la maturité de jeu de Marie-Josée Degny Kokora qui incarne ici Aya, avec un mélange de gravité et d’espièglerie comme on le voit dans les séquences de séduction. Une rencontre qui a guidé le cinéaste pour construire son histoire comme il le raconte : « Ensemble, sur la base de leur vécu, nous construisons le récit, nous imaginons des scènes, nous tournons des plans. À partir de cet échange et de cette relation forte, je (re)mets en scène la réalité. Ce type de démarche hybride, qui emprunte tant au documentaire qu’à la fiction, confère au récit une forme d’authenticité. »
Porté par une très belle photographie, nocturne notamment, Aya est une histoire attachante dont la force repose sur cette façon originale de marier plusieurs thèmes pour nourrir la dramaturgie de son récit.
