Une comédie humaniste. Emmanuel Courcol parvient à ne jamais tomber dans l’angélisme en racontant l’odyssée de ces taulards devenus comédiens mais qui sont prêts à prendre tous les risques pour recouvrer la liberté. Il montre bien aussi à travers le personnage de la directrice de prison, campée par Marina Hands, comment la réinsertion est un combat long et difficile.
Un casting parfait pour évoquer la vie d’artiste. Sans forcer le trait, parfois fataliste – même s’il sait se démener pour vaincre les réticences à son projet – Kad Merad campe avec une belle sensibilité ce comédien qui a connu bien des galères et qui va trouver, dans cette prison, un moyen de vivre sa vie d’artiste. Il est très bien accompagné dans cette aventure bourrée d’humanité. L’acteur commente : « C’est un type assez seul, un homme blessé par la vie, qui considère avoir été trahi par ses proches, ses amis et sa famille. Au fond, et c’est l’aspect le moins glorieux du personnage, c’est aussi pour lui qu’il fait tout ça : se retrouver sur la scène de l’Odéon, il ne pouvait y avoir meilleure issue.«
C’est une belle comédie humaniste que nous propose ce Triomphe. Un film plein d’optimisme.
