La nuit du tueur

Grâce à ce scénario astucieux et à une mise en scène efficace, notamment durant les nombreuses courses-poursuites dans des rues pentues plus ou moins bien éclairées. De toute évidence inspiré par The Chaser, de Hong-jin, l’opus est fait pour clouer le spectateur à son fauteuil et il y réussit parfaitement. De plus, l’autre bonne idée du film est de faire du tueur un type séduisant, à la dégaine de top-model, et qui pourrait symboliser le gendre idéal (excellent Wi Ha-Joon). Et le cinéaste montre bien aussi la lâcheté du groupe quand il faut faire face à l’imprévu : au lieu de faire corps face au tueur, l’attentisme est de rigueur.

Là où le film déçoit c’est dans la séquence finale, sanglante à souhait et où le vraisemblable n’est plus de rigueur. Portée à son comble, la tension finit par sombre par un certain grand guignol et l’intrigue perd alors de sa force pour tomber dans une certaine complaisance macabre.

Laisser un commentaire