La Tour prend garde !

Malheureusement, malgré la qualité de la photographie et des effets spéciaux qui permettent de vivre « de l’intérieur » la pari insensé de la construction de cette Tour, le mélange du roman-photo sentimental et de l’aventure industrielle brouille les pistes et conduit à un film qui manque de légèreté, où tous les effets semblent surlignés.

Certes Eiffel était doté d’une énergie peu commune mais on a le sentiment que Romain Duris surjoue souvent face à Emma Mackey qui, elle, compose son personnage avec plus de nuances. Et c’est quand Eiffel affronte les ouvriers qui menacent d’arrêter le chantier ou quand on plonge dans les scènes de constructions que le film prend vraiment son envol. Malheureusement, l’histoire ne décolle vraiment jamais et Eiffel apparaît, in fine, comme un simple joli film. Avec un personnage comme Eiffel, cela reste décevant en diable. Et les trois Césars reçus en 2022 témoignent bien des points forts du film : il a raflé le trophée des Meilleurs costumes, des Meilleurs décors et des Meilleurs effets visuels.

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