Petit feu d’artifice visuel, ce film d’animation déploie ses multiples récits dans aucun temps mort en multipliant les techniques d’animation : des dessins aux images d’archives en passant par le papier découpé. Entre autres. Chaque technique étant dévolue à un personnage, une situation .
EN faisant des références aussi bien au Fellini de La Strada qu’à monsieur Hulot ou à l’univers d’un Jean Cocteau, cette comédie déjantée et poétique s’amuse même à faire une référence à l’accident tragique de Lady Di sous le pont de l’Alma.
La manière de travailler du duo est aussi originale. Pendant quatre ans, Anne-Laure Daffis, la discrète qui veut rester dans l’ombre, a signé presque tous les dessins du film et une petite équipe l’a rejointe ensuite pour créer l’animation des personnages d’après les pochettes préparées par soin une à une, en écoutant au masque le montage des voix fait au préalable en studio, ce qui donne une grande force au récit.
Ambitieux et culotte, ce film d’animation, destiné à toute la famille au sens large, est un petit régal d’audaces visuelles et narratives.
