Un suspense social signé Asghar Farhadi

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Une fois encore, Asghar Faradhi signe une espèce de suspense social avec Un héros, sur les écrans le 15. Un film qui marque son retour sur son terrain de prédilection, l’Iran. Trois raisons pour aller voir ce nouveau Faradhi.

Amir Jadidi campe Rahim, un homme prêt à tout pour échapper à la prison.

Découvrir un film qui a touché le Festival de Cannes. Il y a reçu le Grand Prix. Le pitch ? Rahim est en prison à cause d’une dette qu’il n’a pas pu rembourser. Lors d’une permission de deux jours, il tente de convaincre son créancier de retirer sa plainte contre le versement d’une partie de la somme. Mais les choses ne se passent pas comme prévu car sa compagne lui propose de rembourser la dette avec les pièces d’or d’un sac trouvé dans la rue. Se sauver par un vol qui ne veut pas dire son nom ? On retrouve ici un dilemme moral, familier de l’univers du cinéaste iranien.

Voir évoluer des personnages complexes. Chez Farhagi, les personnages ne sont pas d’un seul bloc. Ils ont des fêlures et des visages complexes. Le cinéaste souligne : « Comme dans la réalité, les personnes sont faites d’une multiplicité de dimensions et dans chaque situation, l’une d’elles prend le dessus. On peut dire que ce sont des personnages « gris » : ils ne sont pas stéréotypés, unidimensionnels. » Et le sourire malicieux du héros cache ainsi une vérité nettement plus troublante. C’est l’occasion pour Farhagi de nous interpeller sur la lâcheté humaine et les pièges de la rumeur, aux effets multipliées par les réseaux sociaux, un phénomène désormais puissant en Iran comme dans le reste du monde .

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