« Seule la peinture le pouvait… »

S’il avait déjà commencé à peindre en Casamance quand il avait 13 ans, Yancouba Badji explique très bien comment les pinceaux sont, aujourd’hui, devenus « ses armes et sa force. » « Je vais bombarder les politiciens avec mes pinceaux, les tacher avec mes couleurs, jusqu’à ma dernière heure, jusqu’à ma dernière seconde. Je ne veux plus de la guerre, de la violence, qui n’apportent que souffrance« , martèle-t-il sans détour.

« Viols à la prison de Zavia » (Libye), une des œuvres de l’artiste.

Documentaire âpre, nourri parfois de séquences très émouvantes comme la visite des « camarades » de voyage sur la tombe d’une sœur morte sur la route, Tilo Koto est aussi un message d’espoir à travers le portrait de cet homme sauvé par l’art. Un artiste qui exposera ses œuvres à Paris, Galerie Talmart du 23 décembre au 15 janvier prochain. Une peinture de survie.

Exposition : Galerie Talmart – 22 rue du Cloître Saint-Merri, 75004 Paris

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