Un western moderne qui tourne court

TÉLÉVISION

THE BIG UGLY, de Scott Wiper – 1h50

Avec Vinnie Jones, Ron Perlman, Malcolm McDowell

– Sortie : 2020

Diffusion sur Canal+Film, mercredi 5, 21h10

Neelyn, un homme de main au service du mafieux britannique Harris, a toujours été loyal et respectueux des règles du milieu. Mais lorsque sa fille disparaît au lendemain d’un deal entre Harris et l’Américain Preston, tout bascule… Dans cette espèce de western moderne, il est question, comme le souligne la voix off en ouverture, d’honneur, de famille et de pétrole… Il y est aussi question de destin tragique.

D’emblée, univers de gangsters oblige, on sait que la baston sera le fil conducteur de ce film inédit. Il faut bien l’avouer : l’échec de l’histoire apparaît vite avec des dames trop belles et caricaturales (qu’elle soit tenancière de bar ou escort girl) pour officier dans des bars de nuit miteux; et l’histoire peu crédible de l’entente entre des gangsters des villes, véhiculés par un jet privé, et un parrain des grands espaces, joué par Ron Perlman, gueule carrée et physique lourd.

Dans les décors de la Virginie profonde, l’histoire tourne vite en rond entre picole, lignes de coke, baise rapide et baston. Ce rififi chez les ploucs ne voit surgir aucune scène mémorable et Vinnie Jones promène son visage marqué par les excès de la vie dans un univers de nuit où la mise en scène est tellement molle qu’on n’y décerne plus rien finalement. Avec des dialogues du style « Mon étalon est endormi« , l’intérêt du spectateur n’est pas vraiment titillé par ce qui ressemble à un polar de série B où l’on finit par se dire qu’il ne va rien se passer de vraiment émoustillant. La chute nous conforte dans cette impression.

In fine, on se demande, hormis le cachet, ce qui a pu pousser un comédien comme Malcolm McDowell à accepter ce rôle de parrain vieillissant… et qui ne commande en fait plus personne.

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