
Replongeant le spectateur dans les années 60, une époque dorée pour Hollywood, Le Mans 66, sur les écrans le 13 novembre, raconte le combat de Ford pour briller en première ligne de la course automobile. Un récit construit sur le duo Christian Bale-Matt Damon.
Le Mans 66 revient sur un duel mythique. Inspiré de faits rééls, le film suit une équipe d’excentriques ingénieurs américains menés par le visionnaire Carroll Shelby et son pilote
britannique Ken Miles, qui sont envoyés par Henry Ford II pour construire à partir de rien une nouvelle automobile qui doit détrôner la Ferrari à la compétition du Mans de 1966.
Pour faire vite, on pourrait résumer Le Mans 66 à un combat Ford-Ferrari. De fait, au milieu des années 60, le constructeur américain veut affirmer une crédibilité de constructeur devant des ventes qui chutent. Henry Ford a donc une idée simple sur le papier : se lancer dans la course d’endurance face au champion de cette catégorie, la firme Ferrari. C’est simple : pour prouver au grand public que ces voitures sont taillées pour la vitesse, la marque doit gagner des courses., notamment la plus mythique d’entre elles : les 24 Heures du Mans. À partir de cet instant, le patron doit dénicher la perle rare, et donc le meilleur sur le dossier : il s’agit de Carroll Shelby, ancien coureur devenu préparateur automobile. Quant au pilote, ce sera Ken Miles, un ancien mécanicien au sacré caractère. Entre les deux, va se jouer l’histoire forte d’une amitié remuante : face à Shelby, un costaud au demeurant sympathique (Matt Damon), Miles (Christian Bale) est un être ombrageux et usant d’une franchise qui fait mal.
James Mangold s’est attaché à recréer l’atmosphère des années 60 sur grand écran. Il souligne : « Aujourd’hui, l’action au cinéma se veut généralement spectaculaire et renforcée par des effets numériques. J’ai voulu au contraire quelque chose de profondément analogique, de réel et de brut. Je désirais montrer ce qu’il y a de séduisant dans ces bolides, la mécanique, les moteurs, le danger. Ces hommes roulaient à plus de 300 km/h coincés dans une fine coquille d’aluminium autour d’une piste. C’était un vrai miracle qu’ils aient une telle audace, un miracle qu’ils survivent dans de telles conditions. Et je voulais que les spectateurs puissent le ressentir aussi. »

Pour être le plus crédible possible, Christian Bale a fait ses gammes de pilote en bossant avec Robert Nagle, coordinateur des cascades et solide pilote. Durant le film, l’acteur conduit une Shelby Cobra et une Ford GT40. Avec e coordinateur des cascades, l’acteur a passé une semaine à la Bob Bondurant School of High Performance Driving à Phoenix, en Arizona, un site spécialisée dans les courses.
Histoire d’une course devenue célèbre, Le Mans 66 est aussi le portrait d’une ancienne Amérique, un pays qui défend les vertus du capitalisme le plus sauvage qui tente le tout pour le tout pour maximiser ses profits. Un combat à la manière de David contre Goliath.
