ULTRAVOKAL, de Christophe Karabache – 1h33
Avec Claudia Fortunato, Stevens Fay, Angelo Aybar
Sortie : mercredi 8 mai 2019
Mon avis : 1 sur 5
Le pitch ?
Erwan, un jeune déserteur croise sur son chemin, Célia, une femme paumée, qui le rejoint dans sa fuite. Tous deux se font traquer par un vétéran, Institoris, envoyé par le système pour les rattraper, morts ou vifs.
Et alors ?
S’inspirant de l’univers du western, Christophe Karabache signe une chasse à l’homme aussi « tragique » que « situé hors du temps » pour reprendre ses mots . Et il ajoute : « Le film dépeint des personnages du côté de la perte. Ils sillonnent entre énergie, dépense et souffrance. »
Indéniablement, il y a dans ce film au style dépouillé avec beaucoup de séquences de nuit ou d’intérieur sombre une vraie atmosphère et le réalisateur fait bien ressentir l’atmosphère oppressante, lourde dans lequel évoluent des personnages qui parlent peu ou mal (le bégaiement du déserteur). A certains égards, la violence des relations servent de communication dans cette longue errance entre jour et nuit où les personnages fuient sans plan prédeterminé.
Ce qui restreint la portée d’un film à la photographie très belle – notamment dans la séquence de la carrière- c’est la minceur du propos et l’absence d’explications entourant les dérives de ces personnages. In fine, on se demande s’il fallait tant de temps pour en arriver au dénouement et surtout, après un certains nombres de scènes de sexe qui ne sont pas toutes nécessaires. Certaines – la dernière notamment – pouvant paraître gratuites et juste conçues pour choquer les imaginaires. Et le spectateur !
Il y a du style, un vrai sens de la mise en scène, mais le scénario tourne vraiment en rond passé une vingtaine de minutes. Même si les comédiens font tout pour sauver leur fragile partition tout au long du film.

Une réflexion sur “LA TRAQUE INFERNALE”