DERRIÈRE LES ARBRES

DANS LES BOIS, de Mindaugas Survila – 1h03

Documentaire

Sortie : mercredi 6 mars 2019

Mon avis : 3 sur 5

Le pitch ?

Ce documentaire lituanien est une immersion totale dans l’une des dernières forêts primaires de la Baltique. Sans autre bande son que celle des bruits de la nature, le film nous plonge de la grotte des loups au nid d’une cigogne noire, de l’abri d’une famille de chouettes au terrier d’une minuscule souris au plus près de la vie sauvage.
Et alors ?
Tourné sur plusieurs saisons, ce documentaire surprenant nous plonge dans le quotidien d’une forêt primaire de la Baltique. Ce qui a conduit l’équipe de Mindaugas Survila à devoir s’adapter. Il raconte : « Comme le disait mon grand-père “Il n’y a pas de mauvais temps, il y a juste une mauvaise préparation” donc chaque saison m’a demandé une préparation spécifique. En hiver par exemple, une température de cinq degrés n’est pas très froide si vous portez un bon blouson, des gants et un bonnet mais ces vêtements peuvent s’avérer inappropriés si vous devez rester sans bouger pendant 24 heures comme c’est le cas pour filmer les aigles où il faut arriver la nuit et rester au même endroit jusqu’à la nuit suivante. En été, l’inconfort venait de la présence de nombreux moustiques qui voulaient goûter mon sang et bien sûr, je ne pouvais pas utiliser de répulsifs car les animaux auraient détecté ce parfum… »
Surprenant par l’absence de ces musiques dites originales qui polluent souvent ce type de documentaire en surlignant le moindre effet, Dans les bois  est un plaidoyer pour la défense de tels écosystèmes où l’on mesure à quel point la vie est tapie dans le moindre coin d’écorce, comment un équilibre fragile entre les espèces est construit.

 

« Il est prévu que l’argent récolté par la distribution de ce film à travers le monde serve à acheter des forêts et à les sauvegarder » poursuit Mindaugas Survila qui a dû, pour arriver à ses fins, surmonter quelques belles difficultés illustrées par des chiffres : passer 65 heures dans un arbre sans en redescendre; supporter 64 kilos de matériel pour un tournage hivernal ou se cacher à 27 mètres de hauteur pour dénicher une séquence inattendue.

C’est souvent déroutant, un peu répétitif parfois, mais, une chose est sûre : ce documentaire ne manque pas de souffle.

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