ETIENNE CHICOT N’EST PLUS

Il vient de quitter les feux de la rampe à juste 69 ans. Homme de cinéma et de télévision, Étienne Chicot a tourné une centaine de films. Hommage.

Si le nom ne faisait pas tout de suite tilt, la voix d’Étienne Chicot , qui s’est éteint le mardi 7 août, était reconnaissable entre toutes. Il est vrai, ce natif de Fécamp mais qui avait passé toute sa jeunesse en Afrique, avait tôt eu la vocation et suivi de 1970 à 1971 les fameux cours Simon.

En 1971, il arpentait déjà la scène du TNP. Depuis, il avait promené sa dégaine dans les univers les plus différents : de Monsieur Klein, chef d’œuvre de Losey au Da Vinci Code d’Howard, via des passages dans Commissaire Moulin, sans oublier une carrière discrète mais intéressante au théâtre. Pour autant, il n’a jamais atteint la notoriété à laquelle il aurait pu prétendre malgré quelques prestations remarqués comme, en 1979, sa composition de Zéro Janvier, le milliardaire déjanté du Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon. Dix ans plus tard, il a obtenu quand même un Molière pour son rôle d’infirmier dans Une absence, la pièce de Loleh Bellon, jouée aux Bouffes-Parisiens.

Remarqué en 1974 par les critiques dans On n’est pas sérieux quand on a 17 ans, d’Adam Pianko, Étienne Chicot  a prêté sa silhouette et sa voix à des cinéastes aussi différents que Claude Lelouch, Alain Cavalier (il avait même composé la musique du Plein de super, en 1976), Gérard Pirès, Claude Sautet, Alain Corneau, André Téchiné, Claude Miller, Luc Besson, Joël Santoni, Olivier Assayas, Catherine Breillat, Gilles Béhat, Alexandre Arcady, Claude Chabrol…

Étienne Chicot, une voix et une gueule du cinéma qui nous quitte. Quelques images pour se souvenir d’un acteur qui, en quarante-cinq ans de carrière, a su rester un artiste « populaire ». Qui déclarait en 2014 dans Le Parisien : « J’exerce le plus beau métier du monde et l’avantage, c’est de pouvoir choisir. Je salue le destin qui m’a propulsé dans cet univers délicieux. »

Son apparition au côté de France Gall dans le clip Evidemment.

Interprète d’une chanson anti-police dans la comédie de Jean Yanne, Je te tiens, tu me tiens par la barbichette.

En 1988, il évoque son travail avec Suzanne Flon.

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