LE FILM DONT ON PARLE POUR CERTAINES RAISONS…

Christopher Plummer is J. Paul Getty in TriStar Pictures’ ALL THE MONEY IN THE WORLD.

Sur les écrans le 27 novembre, le nouveau film de Ridley Scott, Tout l’argent du monde est dans l’actualité pour d’autres raisons que cinématographiques.

Cinéaste tout terrain, Ridley Scott, le réalisateur d’Alien et de Gladiator, s’est attaqué avec Tout l’argent du monde à une sombre histoire de fait-divers entourant le milliardaire J. Paul Getty. Le pitch ? Nous sommes à Rome en 1973. Des hommes masqués kidnappent Paul, le petit-fils de J. Paul Getty, un magnat du pétrole connu pour son avarice, mais aussi l’homme le plus riche du monde. Pour le milliardaire, l’enlèvement de son petit-fils préféré n’est pas une raison suffisante pour qu’il se sépare d’une partie de sa fortune.  Gail, la mère de Paul, femme forte et dévouée, va tout faire pour obtenir la libération de son fils. Elle s’allie à Fletcher Chace, le mystérieux chef de la sécurité du milliardaire et tous deux se lancent dans une course contre la montre face à des ravisseurs déterminés, instables et brutaux…

Mais, depuis six semaines, Ridley Scott avait surpris son monde en annonçant qu’il allait gommer la présence de Kevin Spacey de son thriller pour retourner les scènes avec un nouvel acteur, Christophe Plummer, qui campe le vieux milliardaire. Car, depuis l’affaire de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles dont il est accusé, aux États-Unis comme en Angleterre,  par quinze personnes (dont quatre mineures à l’époque du film), Kevin Spacey fait figure de banni d’Hollywood.  Et, depuis l’affaire Weinstein, le climat est à Hollywood à une sévérité de tous les instants. Comme l’a noté Ridley Scott : « Si je ne réagissais pas, le film était mort. J’ai décidé de réagir. »

Il a donc relancé neuf jours de tournage supplémentaire en Italie et en Espagne avec, cette fois, Christophe Plummer. Ironie de l’histoire – et ce deux semaines seulement après les prises de vue – le comédien a été étonné d’être nommé aux Golden Globe, une cérémonie que l’on dit souvent être l’antichambre des Oscars…

En tout cas, le nouveau Ridley Scott permet à l’industrie cinématographique – trop longtemps muette sur le sujet, voire complice – de tenter de sortir avec les honneurs des sordides histoires de harcèlement au cinéma. Comme quoi, la machine à fric à bien des ressorts pour rebondir…

Une réflexion sur “LE FILM DONT ON PARLE POUR CERTAINES RAISONS…

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