TÉLÉVISION
Tous les vendredis en juin, OCS propose un cycle dédié à Claude Sautet. Avec des acteurs de renom – Michel Piccoli, Romy Schneider, Yves Montand – le cinéaste s’inspira du quotidien pour signer des chroniques douce-amères.
Tôt été attiré par l’art sous toutes ses formes (sculpture, peinture, comédie, musique, etc.), Claude Sautet – il était né le 23 février 1924 – décida rapidement d’exercer un métier artistique. Quelque temps critique musical pour le journal Combat, Sautet entra alors tout naturellement à l’IDHEC (la FEMIS actuelle). Saut une courte expérience comme énième assistant de
Claude Autant-Lara en 1949 (Occupe-toi d’Amélie), Sautet débuta vraiment en 1955, avec Bonjour sourire, une comédie avec Jean Carmet, Annie Cordy et Louis de Funès.
1960 : c’est Classe tous risques qui lui vaut d’être reconnu comme un metteur en scène important dans le cinéma français.
Et, quatre ans plus tard, avec L‘Arme à gauche, Sautet impose, avec l’aide de Jean-Loup Dabadie au scénario, son univers et son style avec le sens du détail, des intrigues finement ciselées, des dialogues mis au service de personnages forts. La carrière de Sautet ne connaîtra pas d’éclipses et, aujourd’hui, des films comme Max et les ferrailleurs (diffusé le 9 à 20h40), Vincent, François, Paul et les autres (diffusé le 16 à 20h40), Les Choses de la vie (diffusé le 23 juin à 20h40) et César et Rosalie (diffusé le 30 juin à 20h40).
En quarante-trois ans et 35 films, Claude Sautet a, malgré quelques échecs (on pense à Garçon ! qui n’apporte rien de plus à sa filmographie). A sa mort en juillet 2000, le cinéaste a laissé une liste de films qui continuent toujours de faire les beaux jours des rediffusions sur le petit écran.
Un artiste complexe qui sut faire de avec ses films une comédie humaine aussi compliquée que la vraie vie.
