OLLI MÄKI, de Juho Kuosmanen – 1h32
Avec Jarkko Lahti, Eero Milonoff, Oona Airola
Sortie : mercredi 19 octobre 2016
Je vote : 3 sur 5
Le pitch ?
De la campagne finlandaise aux lumières d’Helsinki, on lui prédit un avenir radieux. Pour cela, il ne lui reste plus au modeste boulanger qu’à perdre du poids et à se concentrer. Mais il y a un problème – Olli est tombé amoureux de Raija.
Au final, le film montre bien comment, derrière ce choix entre le sport et l’amour, il y a un fil conducteur : celui qui pousse quelqu’un à trouver son chemin vers le bonheur, indépendamment des incidents de la vie. Juho Kuosmanen montre bien la pression qu’exerce le sport à l’américaine, avec la publicité, la presse, et les sponsors par son irruption dans l’atmosphère communiste d’une petite ville finlandaise un brin assoupie.
Si l’histoire d’amour aurait parfois mériter un traitement plus nerveux, le film touche surtout par une utilisation subtile du noir et blanc (du Kodak Tri-X (noir et blanc/16 mm)), ce qui donne une grande intensité aux séquences. Et ce côté mélancolique et suranné des reportages d’antan. « On a dû commander tout le stock de pellicule qu’il y avait en Europe, puis tout ce qu’ils avaient aux États-Unis, et Kodak a dû en produire un peu plus. Je crois que ce n’était pas une pellicule destinée au cinéma. On l’utilisait pour les news dans les années 60 et 70 », souligne le cinéaste.
Une mise en scène qui fait le charme indéniable de ce biopic prouvant la finesse des cinéastes venus du nord. Et qui a valu au film le prix Un certain regard au dernier Festival de Cannes.



Là où je suis désabusée c’est que ce film, qui a l’air génial, est distribué dans peu de salle et sera à tous les coups peu de temps à l’affiche.