LA LIBERTE FACE A LA PRISON

MA BELLE GOSSE, de Shalimar Preuss – 1h20

Avec Lou Aziosmanoff, Jocelyn Lagarrigue, Victor Laforge,

Sortie : mercredi 11 septembre 2013

Je vote : sur 5

L’histoire ?

Agée de 17 ans, Maden passe des vacances d’été sur l’ïle de Ré en partageant son temps entre  son père et ses cousins, les ballades à la plage, et… une correspondante amoureuse avec un détenu de la prison voisine.

Et alors ?

ma-belle-gosseLa bonne idée initiale de Shalimar Preuss pour ce premier long métrage est de mêler la description classique de vacances en famille et l’histoire de cette correspondance amoureuse, très romantique, d’une jeune fille qui parle peu avec un mystérieux détenu. « Mon idée de départ était plutôt de faire le portrait d’une personne : l’histoire m’a servi à qualifier cette personne-là. L’une de mes amies a vécu ce genre de relation quand j’avais dix-sept ans. Il y avait aussi une grande force d’attraction sur l’île et dans cette prison qui ressemble à un château, quelque chose d’un romanesque très XIXème siècle. »

Pour ce faire, Shalimar Preuss montre une île de Ré inattendue, loin des clichés de la villégiature familiale rêvée, terrain de liberté pour les enfants de tout âge, alors que bien des vacanciers passent à côté d’une des  plus grandes maisons centrales de France sans la voir alors même qu’elle est pourtant bien visible quand on erre sur les petites routes avoisinantes.. C’est ce qui donne un vrai charme à ce récit où un travail tout particulier a été porté sur la bande son qui fait l’économie de l’intrusion d’une bande musicale inadaptée et préfère s’appuyer sur les sonorités de la vie réelle.

Mais, malgré ce travail et le jeu tout en finesse de Lou Aziosmanoff -entourée pour l’occasion de ses vraies sœurs jumelles- on se perd un peu à la longue derrière les errances de cette jeune taiseuse qui a bien du mal à communiquer ses émotions en famille. Malgré le talent de la réalisatrice, on a alors du mal à éprouver une vraie émotion devant cette histoire qui joue subtilement sur les jeux d’ombre mais manque un peu de nerf. Si la réalisatrice affirme un vraie style, le scénario s’étiole un peu au fil du récit.

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