DEUX TAGUEURS DANS NEW-YORK

GIMME THE LOOT, de Adam Leon – 1h21

Avec Tashiana Washington et Ty Hickson

Sortie : mercredi 2 janvier 2013

Mon avis : 3 sur5

L’histoire ?

Durant deux chaudes journées, deux graffeurs, Malcolm et Sofia vivent à travers les rues de New-York entre séances de tags et petites combines pour se faire des ronds. Leur rêve ? Tagguer la pomme géante du Shea Stadium ! Mais, pour réussir, ils doivent réunir 500 dollars pour que le gardien de nuit les laisse entrer dans le stade. De quoi les pousser à bien des combines…

Ce qui peut toucher dans ce film ?

Adam Leon explique : « Je tenais absolument à montrer la vérité de ces jeunes qui ont souvent eu une enfance difficile en racontant une histoire qui se passe dans un monde qui parle plus des joies de la jeunesse que de ses dangers. Certes, Malcolm et Sofia fricotent avec la déliquance juvénile et n’ont pas la vie facile, mais ils n’en sont pas pour autant mauvais ou malheureux. » En filmant un peu à la façon d’un documentaire les aventures quotidiennes de Malcolm et Sofia, le cinéaste signe un portrait original de New-York, du Bronx à Manhattan, des rues pauvres aux appartements bourgeois où de jeunes filles s’encanaillent en fumant du shit acheté à Malcolm. On y voit plusieurs mondes se croiser, se jauger, parfois se mépriser de façon subtile.

On sent que le cinéaste a préparé solidement le tournage pour pouvoir être capable de réagir au moindre incident, capté le moment qui passe. Le tout confère à l’histoire une vraie fraîùcheur, renforcée par le jeu des deux comédiens principaux qui peuvent, tour à tour, exprimer la naïveté de jeunes gens avant de passer à un mode plus grave quand la dureté de la vie quotidienne refait surface. Pour son casting, Adam Leon avait eu une idée simple. Récit : « J’avais mis un panneau sur ma porte : « Cherche des ados pour le film », parce que je savais qu’une fois les acteurs trouvés, tout se mettrait en place. » Il a eu la main heureuse en choisissant le couple formé par  Tashiana Washington et Ty Hickson, étonnant de spontanéité dans son premier film. Pour l’anecdote, le titre est tiré d’une expression argotique pour dire « holp up ». C’est aussi le titre d’une chanson de Notorius B.I.G. Le cinéaste ajoute : « J’aime bien cette expression car c’est énergique et ça transcrit bien l’esprit de mon film. » Un film qui peut dérouter mais a le mérite d’avoir un vrai style narratif.

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