Avec un tel voyage, le chemin de Salomé Stévenin croise celui de figures comme Paul Watson, grand défenseur des océans, ou de l’incontournable Matthieu Ricard, moine bouddhiste médiatique s’il en est. Plus originale est celle avec Jaime Carillo Lopez, guérisseur traditionnel de la culture wixárika au Mexique, un peuple qui a une relation sacrée au vivant depuis des millénaires.
Pour autant, ce carnet de voyages intime finit par accumuler les séquences aux images souvent très belles, sans pour autant offrir un vrai fil conducteur, autre que celui de l’écoute du vivant. Et puis, dans le monologue, il y a parfois des propos qui ont un côté sentencieux ou naïf comme « le Mexique touche mon âme et mon cœur » ou « Partir, c’est grandir »…
Finalement, ce kaléidoscope d’images et de témoignages est tellement intime qu’il finit par ne plus vraiment concerner le spectateur.
