Chacune dans leur registre, les deux comédiennes signent des compositions subtiles et qui ne forcent jamais le trait. Au cœur de l’histoire figurent en outre des femmes qui, à l’instar d’Ashley Hudd (qui joue son propre rôle- ont eu le malheur de croiser le prédateur sur leur route. Un Weinstein qui, et c’est une des réussites de la mise en scène, n’est qu’une silhouette inquiétante tapie dans l’ombre et dont la voix est tout, sauf douce, ce qui instaure une atmosphère inquiétante.
Pour éviter tout sensationnalisme, les agressions sont suggérées par des plans sans vie que ce soit les couloirs d’hôtels déserts, des vêtements au sol, un peignoir jeté sur un lit. Une manière de suggérer qui donne une plus grande force encore à la dénonciation de ce film engagé.
