Tous les personnages ont un côté caricatural, un peu comme dans les premiers films d’Albert Dupontel et Vincent Dedienne notamment joue avec gourmandise un gendarme convaincu, courtisan mais terriblement ridicule. Quant aux bouseux du coin, ils valent le détour comme en témoigne la scène d’ouverture où ils filent mettre la pagaille à la mairie en écoutant du rap à fond la caisse. Quant à Alexis Manenti, il prouve qu’il est un des comédiens de sa génération avec lequel il faut désormais compter.
In fine, derrière l’humour noir et le côté pathétique des gendarmes, le film se veut, comme le dit la réalisatrice, une dénonciation des « mécaniques de pouvoir et de prédation économique qui sous-tendent nos sociétés contemporaines. » Ce n’est pas toujours léger, ni vraisemblable, mais il y a une forme de folie douce qui peut faire réagir et intriguer.
