À vrai dire, le spectateur comprend assez vite le contenu du « cadeau » apporté par ce fan envahissant à ce chef d’orchestre autoritaire et rongé par le doute et la chute du film n’est ni très étonnante, ni vraisemblable. De fait, l’âge des deux personnages principaux semblent assez peu crédibles, eu égard au parcours petit à petit dévoilé dans ce huit clos sur fond de drame historique. Et on se demande comment l’Opéra peut être un tel moulin où l’on peut se promener en toute liberté.
S’il est louable de lutter contre l’oubli, le film ne parvient pas, malgré le talent des deux comédiens face à face – devant Kad Merad exprime une inquiétante douceur – à susciter une réelle émotion.
