Anouk Grinberg bouleversante

Avec cette histoire dont le retournement donne à ce drame des allures de polar, Rémi Bassaler offre un très beau personnage de femme de 60 ans à Anouk Grinberg. Une toubib qui, malgré la solitude (on le mesure dans la séquence avec son fils qui a un rapport plus distant et mercantile avec son métier), malgré l’asthme, est toujours prête à se dévouer pour les autres et pour les causes qu’elle croit juste. De bout en bout, l’actrice est bouleversante.

Face à elle, Luàna Bajrami campe avec subtilité cette jeune femme qui, en fait, dissimule beaucoup et en permanence face aux autres, soit par pudeur, soit par peur. Ainsi, elle est tout sauf la caricature attendue d’une victime et on mesure aussi, à travers son cas, toute la puissance d’une emprise psychologique dans la relation amoureuse. Quant à Félix Lefebvre, malgré le peu de séquences où il apparaît, il parvient à exprimer sa capacité à camoufler sa personnalité, à passer d’une belle émotion à une violence sourde.

Un premier film qui interpelle et qui en appelle d’autres…

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