Dans la peau d’une autre…

Exploration trouble de l’identité, le film ne manque pas d’originalité au départ avec une première heure où les mots sont rares et cette manière de faire jouer au spectateur une forme de voyeurisme. Évitant de tomber dans le pur fantastique, l’histoire est plutôt une quête métaphysique sur la personnalité en auscultant les corps, en jouant plus sur le ressenti que le rationnel.

L’exercice de style qui consiste à suivre David dans ses multiples identités est plutôt réussi, mais sa longueur peut en dérouter plus d’un avec une histoire évoquant la confusion des genres. En prime, la direction d’acteur ne fait pas dans la légèreté et autant Léa Seydoux que Niels Schneider semblent surjouer en permanence. Là où le film aurait pu être dérangeant, il finit pas apparaître souvent comme hystérique.

Finalement, alors que L’Inconnue avait créé une forte attente, notamment lors de sa présence dans la compétition cannoise, alors que la promesse d’une réflexion sur les vies fantasmées était sur le papier attirante, la mise en scène et le propos un peu alambiqués finissent par laisser le spectateur en chemin.

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