Ces violences faites aux femmes

En utilisant de façon originale la transparence d’une vitre, l’eau d’une piscine, la cinéaste trouve une manière originale et pudique d’évoquer les moments les plus éprouvants. Pour évoquer le choix de la natation et de la compétition comme toile de fond du drame, Fernanda Tovar souligne d’ailleurs : « D’un côté, la natation offre quelque chose que d’autres sports n’offrent pas : une vulnérabilité qui s’exprime par le fait de porter un maillot de bain et d’exposer son corps. J’étais intéressée par cette vulnérabilité et par son évolution positive comme négative tout au long du film. »

Pour faire passer de telles émotions et blessures avec subtilité, il fallait deux actrices douées : Darana Álvarez et Rocio Guzmán le prouvent en « habitant » chacune de manière singulière leur personnage respectif dans un film qui montre bien, et le Mexique n’est malheureusement pas isolé, les violences ordinaires subies par les femmes. Avec la force qui permet à ces filles « tristes » de rebondir malgré tout et de croire à la force de l’existence. Un scénario subtil et plein de punch.

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