Se dégage du film une certaine poésie avec, en toile de fond la vision un peu ironique de cette société du spectacle et de la reconstitution théâtrale d’une vie. « L’innovation d’Antoine repose sur de simples éléments de décor, une documentation, des comédiens. Je voulais montrer des coulisses, comme celles dans lesquelles j’évolue depuis que je suis né. Ça nous a permis, à moi et mon équipe, de mettre en valeur l’aspect artisanal du cinéma et du théâtre ! Habilleurs, décorateurs, machinos, assistants, comédiens : le film présente une équipe au travail ! », souligne le réalisateur.
Et, bien sûr, l’histoire repose sur un Daniel Auteuil qui parvient à passer, sans heurts, du drame à la comédie en maîtrisant parfaitement le mélange des tons. Dora Tillier apporte, elle, une touche de charme quand Fanny Ardant compose une fois de plus un personnage d’une classe folle.
Le film est une mise en abyme sympathique du temps qui passe par un Bedos plutôt bien inspiré.
