C’est cette intelligence de l’approche qui donne tout son sel à ce documentaire qui prend son temps pour nous laisser pénétrer en douceur cet univers mal connu. Et puis, il y a la figure centrale du vieux berger, Yves, un taiseux qui ne fait pas mystère de la dureté de la vie de bergers et raconte ses frayeurs quand il passa, adolescent, ses premières nuits de transhumance loin de tout, seul, dans la montagne.
Filmant l’Ariège comme un western avec ces grands espaces impressionnants, le côté sauvage, des territoires qui rivalisent et des fermiers qui se battent pour survivre, ce documentaire installe le spectateur dans une certaine durée pour appréhender, avec un soin particulier sur le son notamment, un mode de vie qui échappe à la frénésie moderne.
Une manière d’appréhender une réalité qui ne peut se réduire à de grands discours politiques.
