Le business des migrants

Évitant les pièges du pathos ou des propos lénifiants et caricaturaux, Brandt Andersen plonge le spectateur au plus près du quotidien des migrants, de ceux qui les traquent ou les surveillent, et des sauveteurs. À cet égard, les séquences avec le capitaine grec du remorqueur montrent bien comment ces équipages se battent, contre vent et décisions politiques xénophobes, pour sauver ceux qui sont perdus en mer.

C’est enfin l’occasion de découvrir Omar Sy dans un rôle tout « neuf » pour lui : celui d’un passeur, un vrai salaud qui n’est motivé que par l’argent et qui est aussi victime de réactions racistes de ses complices syriens. Un père qui agit aussi en pensant à… son fils.

Film que l’on sent très documenté – le cinéaste américain a rencontré aussi bien un passeur que des réfugiés – Le Passage est un drame puissant, servi par une mise en scène nerveuse et un casting très équilibré. Un film puissant et très émouvant.

Laisser un commentaire