Pour construire cette longue histoire – plus de trois heures – le cinéaste a fait un travail artisanal, cumulant les fonctions de réalisateur, scénariste, directeur de la photographie et monteur. Ce qui confère à son troisième long métrage une vraie unité visuelle et de mise en scène avec, au centre, un choix photographique pour capter les paysages géorgiens : celui d’images pas vraiment nettes et dont les couleurs font penser à celles des diapositives qui ont un certain « vécu ».
Non dénuée d’une forme de poésie, cette errance géorgienne à la recherche d’une fille qui a volontairement pris du recul avec sa famille est audacieux. Certains trouveront pourtant le temps parfois un peu long avec des moments répétitifs. D’autres plongeront sans barguigner dans ce road movie poétique en terrain, plus ou moins délimité, de foot.
