D’un réalisme parfois insoutenable, Oliver Stone nous fait vivre au cœur du conflit avec la chaleur étouffante de la jungle, les exactions qui y sont commises et les combats d’une rare violence. Une séquence est particulièrement marquante : celle de l’interrogatoire dans le village qui résume bien le climat du moment et les dilemmes moraux auxquels sont confrontés les soldats américains. Pour être au plus près de la réalité, le cinéaste et Dale Dye ont recréé un camp d’entraînement pour que les comédiens puissent être mis dans des conditions ad hoc avec, au menu des jours, des marches à pied, des mises en situation, des séances de tir.
Le tout est servi par une distribution au-dessus de tout soupçon : Willem Dafoe signe une composition brillante dans la peau d’un personnage héroïque, tout comme Tom Berenger, dans la peau d’un sergent sadique, et Charlie Sheen. Au passage, on y découvre Johnny Depp dans un de ses premiers rôles.
Un film qui illustre bien l’horreur de la guerre au quotidien.
