Un sacré chaos familial…

Une galerie de portraits, savoureux en diable et qui décrivent aussi le climat politique de l’Égypte où le banal mot de « corruption » lancée à la télévision peut conduire à l’interruption des programmes. En prime, par le truchement de cette histoire d’amour entre la jeune autrichienne et le fils de la famille, le film aborde de manière subtile la question des mariages entre communautés et le poids des traditions qui sont comme autant d’obstacles à une vraie ouverture d’esprit, au partage sans états d’âme.

Le tout est servi par une mise en scène rythmée et un montage nerveux qui donne beaucoup de tonus à l’histoire avec une caméra qui, se situant au plus près des visages, parvient à capter la moindre émotion. C’est un chaos aussi joyeux que bruyant et le spectateur est embarqué, du début à la fin, dans les aventures de ce clan pas vraiment porté sur la mélancolie.

Un film qui retrouve le meilleur de l’atmosphère des grandes comédies italiennes d’antan.

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