Et puis, il y a aussi de l’émotion, jamais sans pathos, notamment quand le doc s’intéresse à la famille d’André, à sa femme qui raconte avec humour leur rencontre, à ses filles. Enfin, ce film est aussi une vision ironique des États-Unis et du traitement fait aux étrangers, à travers la confession de la femme d’André sur leur mariage blanc.
Conclusion du cinéaste qui sait aussi, par des intermèdes réussis sous forme d’animation, parler de la fin de vie sans aucun voyeurisme : « Le mort fait partie de la vie, et nous devrions pouvoir en parler ouvertement, la célébrer, et même en rire. Après tout… le rire est le meilleur des remèdes. Il apporte toujours une catharsis partagée. ». À cet égard, cet opus iconoclaste est un petit « régal ». Il a reçu le Prix du public au Festival Sundance.
