Le film est très juste dans toute la partie où l’on voit le quotidien de ces ouvriers modernes, soumis à des rythmes intenses, à ces femmes qui, divorcées, doivent se démener pour survivre, tout comme il montre bien la crise vécue par les petits patrons pêcheurs et que symbolise, avec beaucoup de justesse, et un sens certain de l’humour un Thomas VDB, toujours à l’aise en bougon sympathique.
Là où le film a du mal à trouver sa vitesse de croisière, c’est dans la dernière partie où les réalisatrices ne trouvent pas un juste ton oscillant entre l’autodérision façon Alison Wheeler et des situations plus dramatiques. On peut trouver touchant ce côté tendre et décalé, mais cela devient parfois un peu invraisemblable. Et la mise en scène qui manque un peu d’imagination ne parvient pas à faire oublier ces défauts.
