La guerre, le rire et… survivre

La « chance » de Yegor Troyanovsky, c’est d’avoir croisé le chemin de ces deux filles qui, malgré la peur, malgré les blessures (Alaska va en savoir quelque chose après avoir été touché par un impact à la cuisse) continue d’agir et de monter au front, sans jamais se départir d’humour et d’une forme de fatalisme. L’ultime séquence en dit long sur leur mental où on les voit, couchées dans un champ printanier, évoquer les musiques qu’elles voudraient à leur enterrement. Et puis, surtout, il y a, comme symbole de leur appétit de vivre, ces rires si communicatifs qui « éclatent » dans bien des séquences..

En parallèle, le doc montre bien l’envers du décor, et comment notamment Cuba, qui signe des dessins de mode, participe à un grand défilé de mode durant une de ses permissions sans pour autant déserter le front, aussitôt cette parenthèse fermée.

Ce doc immersif « donne » à voir au plus près cette guerre, comme il montre, dans jamais être impudique, l’émotion d’Alaska quand elle se bat pour réapprendre à marcher ou celle de Cuba, alors qu’on enterre le soldat et tireur d’élite qu’elle devait épouser. Certes, il faut connaître un peu le contexte pour s’y retrouver, mais l’humanité qui se dégage de ce journal intime filmé est impressionnante, tout comme la détermination de ces soldats engagés pour défendre la liberté de l’Ukraine.

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