Cannes 2026 : Christian Mungiu, une deuxième Palme d’or

PALMARÈS


Surtout marquée par la polémique avec Canal +, qui n’a pas fini de faire des vagues, la 78e édition du Festival de Cannes se termine ce soir. Zoom en direct sur le palmarès marqué par un nombre impressionnant de prix ex-aequo. Et la Palme d’or, décernée par le Jury présidé par Park Chan-wook (ci-dessus), est attribuée à Christian Mungiu, le réalisateur roumain pour Fjord.

Côté publicité, les animateurs de France 2 n’ont pas lésiné sur leurs effets, citant à plusieurs reprises une célèbre marque française de cosmétique lors du passage de bien des vedettes féminines. Sans doute, le prix à payer pour décrocher certaines interviews. Place au palmarès et aux -vraies – surprises dans cette soirée dont la maîtresse de cérémonie est Eye Haïdara. Elle a présenté le président du Jury comme « le maître des élégances troubles. »

PALME D’OR

Fjord, de Christian Mungiu (une deuxième Palme pour le cinéaste). Le film sortira le 19 août prochain.

Le scénario ? Les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux, s’installent dans un village au bout d’un fjord où ils se lient rapidement d’amitié avec leurs voisins, les Halberg. Les enfants des deux familles deviennent très proches, malgré des éducations différentes. Lorsque le corps enseignant découvre des ecchymoses sur le corps d’Elia, l’aînée des enfants Gheorghiu, la communauté se demande si l’éducation traditionnelle que les enfants Gheorghiu reçoivent de leurs parents pourrait en être la cause.

Le Grand Prix

Minotaur, de Andreï Zviaguintsev. Le film sortira en salles le 14 octobre prochain. Non sans courage, il a interpellé Vladimir Poutine évoquant la guerre d’Ukraine : « Des millions de gens rêvent que cesse ce carnage » et en soulignant que le président russe avait les cartes en main pour y parvenir.

Le scénario ? Russie, 2022. Gleb, chef d’entreprise prospère, vit avec sa femme Galina et leur fils dans une ville de province. Il se retrouve confronté à des problèmes professionnels croissants, dans un monde de plus en plus instable. L’effondrement d’une vie soigneusement construite bascule rapidement dans la violence.

Prix de la mise en scène

Xavier Nolan a introduit sa séquence en rendant hommage à un poète palestinien. Et la salle l’a chaleureusement applaudi. Un prix ex-aequo.

La Bola Negra des Espagnols Javi Ambrossi et Javier Calvo

Le scénario ? Espagne 1932, 1937, 2017. Trois hommes. Trois époques. Un même fil invisible de désir, de douleur et d’héritage. La Bola Negra traverse le temps pour révéler ce qui les unit. Un film hanté par l’ombre du dramaturge et poète espagnol Federico García Lorca, sauvagement assassiné par les troupes de Franco.

Fatherland de Pawel Pawlikowski qui a dit : « Le cinéma doit refléter la situation politique. »

Le scénario ? En 1949, Thomas Mann, lauréat du prix Nobel de littérature, retourne pour la première fois en Allemagne depuis la fin de la guerre, accompagné de sa fille Erika, actrice, écrivain et pilote de rallye. Au volant d’une Buick noire, ils entreprennent un voyage éprouvant dans un pays qu’ils ont fui, seize ans plus tôt, lors de la prise de pouvoir du parti nazi. De Francfort, sous domination américaine, jusqu’à Weimar, contrôlée par les Soviétiques, père et fille traversent une Allemagne en ruines, coupée en deux par la guerre froide.

Prix du Jury

The Dreamed Adventure, de Valeska Grisebach. Il sortira le 15 juillet prochain en salles.

Le scénario? À Svilengrad, une petite ville à la frontière bulgare, aux confins d’une Europe délaissée, Veska, archéologue, renoue avec Said, un ami d’enfance, dont la voiture vient d’être volée. En voulant l’aider, Veska glisse progressivement au coeur d’une société criminelle dont l’emprise règne sur la ville. Veska va devoir affronter ce monde à la fois trouble et dangereux.

Prix d’interprétation féminine

Attribué ex-aequo à Virginie Efira et Tao Okamato pour Soudain, de Ryûsuke Hamaguchi. Il sortira le 12 août en salles.

L’histoire ? Directrice d’un établissement pour personnes âgées, Marie-Lou tente d’y instaurer une philosophie de soins innovante basée sur l’écoute et la dignité des résidents, malgré la réticence d’une partie de ses équipes. Sa rencontre avec Mari, une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer, va bouleverser sa trajectoire. En nouant une amitié profonde, les deux femmes engagent ensemble un combat pour “rendre possible l’impossible”.

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