Sept mexicaines qui luttent

De fait, toutes les relations humaines sont traitées ici avec beaucoup de finesse et chaque personnage apportent une singulière touche à ce film choral. Jouant sur les couleurs vives, une caméra qui se place au plus près des protagonistes, porté par une belle musique originale signée Yamil Rezc, ce récit familial ne joue pas sur un registre tragique, alors même que la situation s’y prête, mais témoigne du formidable appétit de vivre de ces femmes sur le point d’être expulsées et qui ne baissent jamais la garde. Et, malgré la situation critique, la cinéaste ne force jamais sur le pathos. Ainsi, l’absence de papa est simplement racontée par la petite fille dans un témoignage face à la caméra de son école.

Il est juste dommage que certaines séquences soient parfois redondantes -notamment les séquences de plage, même si l’on comprend leur symbolique – et atténuent la force du propos général en cassant parfois le rythme de la narration. In fine, cela reste un bel hommage à la force et à la résilience des femmes mexicaines.

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