Le principal intérêt de l’histoire, c’est de ne pas opter pour des personnages caricaturaux. Ainsi, Bear est un jeune type qui peut être tour à tour vulnérable ou cruel, voire manipulateur. Quant à Nikki avant qu’elle ne laisse voir son vrai visage, c’est une jeune femme qui peut sembler attendrissante, sensible et, bien sûr, sensuelle. Petit à petit – avec la séquence où elle scotche la porte d’entrée par exemple – la vie avec elle tourne au cauchemar car son esprit semble un brin dérangé.
Si toute la première partie du film tient ses promesses – avec une atmosphère nocturne bien exprimée par la photographie de Taylor Clemons qui plonge les scènes dans des teintes sombres qui renforcent le sentiment de peur, en réduisant le champ visuel – sa chute ne fait pas dans la dentelle et certains moments violents finissent pas sembler gratuits.
Trop de sang banalise alors le propos et réduit la portée psychologique de cette étude d’une névrose et, et ce, malgré le talent des jeunes comédiens. On tombe alors dans un film d’épouvante, sur fond de séductions adolescentes, qui devient assez banal.
