Les révoltés de la Terre

Le plus intéressant dans le documentaire, c’est la prise de paroles de cette jeune génération de militants qui ont décidé que la Terre n’est pas à vendre et qui montre aussi comment, via une certaine médiatisation (celle des marques du groupe Bolloré notamment) on a décrit ces militants comme des suppôts d’un « écoterrorisme ». Au passage, Thomas Lacoste a connu bien des difficultés à financer ce film. Un hasard ?

Ce qui est fascinant dans l’aventure, c’est de voir à quel point un réseau de solidarités s’est développé entre des personnages parfois éloignés les uns des autres, y compris idéologiquement. Par exemple, ce père de La Clusaz qui, au contact de la jeune génération, s’est engagé pour préserver une forêt de la cupidité des promoteurs des hôtels de luxe et qui avoue: « Après avoir été de centre droit, je suis désormais à gauche, tendance écologiste. »

Témoignages toniques d’une génération qui défend d’autres valeurs que la course effrénée au profit et l’agriculture intensive, Soulèvements est un grand documentaire militant et qui montre aussi que ladite génération montante fait du festif et du collectif une arme.

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